SpiderOak pour Linux : vos données chiffrées dans le Cloud

SpiderOak est une solution de stockage, synchronisation et partage de données en ligne. A la différence de DropBox ou de UbuntuOne, SpiderOak met l’accent sur la confidentialité et sur le chiffrement intégral des transactions et des données. Et contrairement à ce qui se passe sur iCloud, vous êtes le seul maître à bord. Avec 2 Go de stockage offerts et un client disponible pour mobiles mais aussi pour Windows, Mac et Linux, c’est le moment de l’essayer.

La sécurité

SpiderOak s’appuie sur un chiffrement initialisé par le logiciel client à partir de votre mot de passe. Cela signifie que personne chez SpiderOak ne connait votre mot de passe et ne peut donc déchiffrer vos données ou vous faire parvenir un nouveau mot de passe.

Vous êtes seul à maitriser le contenu de votre espace de stockage et devez donc conserver précieusement votre couple identifiant/mot de passe. Tout ce que SpiderOak peut faire pour vous aider à retrouver votre mot de passe, c’est vous faire parvenir la question indice associée au compte.

Le client

SpiderOak est un des rares services de stockage en ligne à proposer un client pour de nombreuses distributions Linux : Debian, Ubuntu, OpenSuse, Fedora, CentOS et même Slackware sont supportés. Ca mérite d’être souligné quand on voit qu’Ubuntu One n’est même pas disponible pour Debian. Et côté mobiles, le client est dispo pour iOS, Android, mais aussi pour Maemo. Rien que ça.

Sous Debian ou Ubuntu, le client SpiderOak est fourni en package .deb et s’installe donc très facilement.

  • télécharger le client SpiderOak
  • installer le client avec le gestionnaire de paquets ou en ligne de commande
# dpkg -i spideroak_9928_amd64.deb

Création du compte

Ce compte SpiderOak donne directement droit à 2 Go de stockage gratuits. Une offre payante est proposée si vous avez besoin de plus d’espace de stockage et si vous voulez bénéficer d’options de sécurisation plus poussées.

En parrainant de nouveaux utilisateurs, vous pouvez, par la suite, augmenter votre espace de stockage gratuit. La bonne nouvelle, c’est que le filleul gagne également 1 Go supplémentaire.

  • créez un compte sur spideroak.com [allez, je vous parraine amicalement pour 3 Go :)]

Activez votre compte avec le mail qui vous est envoyé automatiquement. On a maintenant tout ce qu’il faut pour lancer le client et s’authentifier. Le mécanisme de chiffrement est initialisé  à la première connexion client-serveur.

On retrouve les principales fonctionnalités de SpiderOak onglet par onglet.

L’onglet « Status »

C’est le tableau de bord général, il présente la planification des tâches de réplication et des partages, l’état de la connexion réseau et un accès aux évenements et actions en cours. Une barre de progression indique l’espace occupé en ligne. Avec un premier palier à 2 Go, ça laisse de la marge pour voir venir.

L’onglet « Backup »

Il permet de définir ce qu’il faut archiver en ligne. SpiderOak propose deux approches. Un mode Basic où l’utilisateur définit simplement les catégories de fichiers qu’il veut archiver et une approche plus avancée pour définir dans le détail quels dossiers archiver. C’est cette dernière que je vous conseille d’adopter.

Une fois les dossiers sélectionnés, un clic sur « Save » lance la première réplication des données.

L’onglet « View »

Il offre une vue d’ensemble du parc clients et des données stockées sur l’espace en ligne. Très pratique pour gérer plusieurs PC et smartphones sur un même espace partagé et réorganiser ses données de manière centralisée.

L’onglet « Sync »

C’est le gestionnaire des synchronisations entre différents clients. On crée une tâche de synchronisation simplement en indiquant les machines et les dossiers à maintenir à jour. Le client s’occupe du reste et va répliquer les données les plus fraiches entre les clients.

L’onglet « Share »

Le partage de fichiers et dossiers fonctionne sur le principe des invitations avec mot de passe unique à diffuser aux utilisateurs. On peut par exemple envoyer les invitations par mail avec un lien web vers l’espace de partage. On est loin de la plateforme ouverte à la Mega Upload.

Parrainez vos amis

Obtenez votre URL de parrainage en vous inscrivant sur la page referral de SpiderOak. Il ne vous reste plus qu’à partager cette adresse avec vos contacts pour obtenir jusqu’à 10 Go d’espace gratuit.

Conclusion

Une fois les premiers réglages effectués, il suffit de réduire SpiderOak et de l’oublier. Au moindre changement dans les dossiers répliqués, le client va automatiquement rejouer ses tâches de backup de manière très discrète. On ne demande pas mieux.

Rien à dire sur cette solution de backup/synchro/partage en ligne que je vous invite à essayer. Le client est très bien fait et les options de synchronisation et de partage permettent de garder un accès à ses données depuis n’importe quel terminal mobile ou fixe. L’infrastructure SpiderOak semble également très véloce et aucun dysfonctionnement ou ralentissement n’a été constaté lors de mes premier versements de données. A en faire oublier Ubuntu One et même DropBox.

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3 réflexions au sujet de « SpiderOak pour Linux : vos données chiffrées dans le Cloud »

  1. Il a l’air sympa en effet, surtout sa compatibilité avec tous ces systèmes.. Bravo à eux.

    Pour les plus bidouilleurs qui ont leur propre serveur, ils peuvent installer leur propres cloud: http://owncloud.org/

    Très bien, très agréable, facile à installer, c’est celui qu’on met en place pour des assocs.. Avec ça, on est sûr de ne pas passer par toutes ses entreprises dont on sait peut de chose finalement.

    Ce qui me fait le plus peur, c’est que les règles définies à un moment donné peuvent être changées plus ou moins sans préavis à tout autre moment.

    On ne le voit que trop souvent se produire et ça me met mal à l’aise de confier mes données à des sociétés extérieures de ce fait.. Rien ne garantit qu’il ne vont pas tout d’un coup faire comme iCloud.

    Paranoïa ou pas, quand il s’agit de données privées et/ou sensibles, je préfère prévenir que guérir 🙂

    • dans le doute, on peut toujours sauvegarder ses données sur DVD ou sur un NAS.

      Par contre, les options de synchro entre terminaux, c’est vraiment pratique quand on cumule un PC, un portable, un téléphone etc. Et là, pas de soucis même si l’accès au cloud s’arrête un jour, nos données sont déjà répliquées localement sur tous les terminaux.

      L’important c’est vraiment de garder plusieurs copies locales de ses données. Le cloud comme seul backup à la megaupload, c’est niet

      • C’est sûr, mais à mon sens, là n’est pas le problème.

        Owncloud permet tout ça aussi.. Et y a même un système de calendrier intégré (compatible Davical, donc facilement configuré dans les TB/Evolution/.. de ses différents postes) et un système de streaming audio (on peut y mettre facilement sa médiathèque perso)

        Mais le problème, c’est surtout que pas mal de sociétés attirent les utilisateurs avec des soi-disant garanties qui n’en sont pas.

        Et une fois qu’on a tout mis en place, ce qui demande quand même du temps et de l’énergie pour des petites structures, alors pour les grandes…, on a la flemme de tout changer (sans parler du coût que cela peut engendrer) et souvent on préfère rester là puisque ça fonctionne déjà.. et on accepte les nouvelles règles en grognant juste intérieurement.
        (Un bon exemple je trouve est Twitter qui a décidé récemment d’ouvrir les tweets des 2 dernières années à des sociétés de pub et d’analyses de personnalités/habitudes/.. Je trouve ça horrible..)

        Un autre point important, c’est que ces sociétés sont connues et par ce fait, se font bcp plus souvent attaquées de l’extérieur.
        On sait bien qu’il existe toujours des failles de sécurité, quelque soit le montant d’argent qu’on mette là-dedans, et qu’il est donc de ce fait bcp plus sure d’avoir son propre serveur qui n’est pas connu du public.
        Rien que de changer les ports par défaut des services et ça garantit déjà une sérieuse augmentation de la sécurité, chose qu’on ne peut pas faire quand on emploie des services tel que SpiderOak ou n’importe quel autre service de cloud.

        C’est sûr que ces services permettent à des gens qui n’y connaissent pas grand chose en informatique d’avoir un tel système facilement mis en place, mais je trouve que c’est trop au détriment de choses importantes tel la sécurité et les conditions d’utilisation changeantes.

        Maintenant, une fois au courant de ça, chacun choisira ce qu’il préfère..
        La liberté, c’est aussi le choix d’aller s’enfermer 🙂

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