Ubuntu 12.04 LTS : revue pratique de la beta 2

Une nouvelle distribution Ubuntu LTS, ca n’arrive pas tous les jours. En fait, ça arrive tous les deux ans et en regardant Lucid Lynx dans le retro, on se rend compte du chemin parcouru et de l’évolution que représente Precise Pangolin. La nouvelle distribution 12.04 sera disponible le 26 avril prochain, mais avec la sortie de la beta 2, c’est déjà l’occasion de faire le tour des nouveautés.

Installation

J’ai préféré faire une installation physique complète pour vraiment prendre la température de cette distri. Une VM, pourtant pratique et rapide à installer, a tendance à fausser le ressenti utilisateur. Le matériel utilisé n’est pas de dernière génération, un AMD Athlon-64 3500+, 2 Go de ram, accéléré par une Nvidia 9500 GT. Ca permettra d’évaluer la consommation du Pangolin.

Le déroulement de l’installation de Ubuntu reste un modèle de simplicité. En quelques clics et en moins de 15 minutes, le système effectue son déploiement sans prise de tête. Les choix à effectuer sont clairement expliqués et l’utilisateur novice doit pouvoir s’y retrouver facilement. Choix de la langue, choix de l’espace disque et création du compte de base, rien de nouveau pour les habitués.

Première prise en main

Pour me placer dans la situation d’un utilisateur lambda, j’ai décidé d’utiliser cette distribution sans avoir recours au terminal et en ne m’appuyant que sur l’interface Unity pour me guider et essayer de m’en sortir.

L’écran de connexion

LightDM a été peaufiné pour que chaque utilisateur du système retrouve son fond d’écran favori dès la sélection de son identifiant. On retrouve également le compte Invité présent par défaut. Les options d’accessibilité sont proposées dans la barre supérieure. Et le tout donne une impression très agréable et très soignée.

Au niveau des environnements de bureau disponibles, Unity est évidement la sélection par défaut, et seul Unity 2D est proposé comme alternative. Les plus téméraires pourront, par la suite, installer Gnome Shell ou tout autre environnement de leur choix.

Unity : comment ça marche?

Le bureau se charge après de longues secondes. Le PC utilisé n’est pas un foudre de guerre et de nombreux paquets n’ont pas encore été installés. Une mise à jour complète du système et des packs de langue, un reboot, et Ubuntu 12.04 ronronne tranquillement.

Premier truc à garder sous le coude, un mémo des principaux raccourcis clavier s’affiche lorsque l’on maintient la touche Super (alias Windows Start) appuyée. Un bon point pour ne pas se retrouver scotché devant l’interface.

Les applications

Que du grand classique dans cette nouvelle distribution Ubuntu 12.04 : Firefox, Thunderbird, RhythmBox, Shotwell, Eye of GNOME, Totem ou la suite bureautique LibreOffice sont par exemple installés par défaut.

La logithèque

Centre nerveux de toute distribution Linux, le gestionnaire d’applications est le passage obligé pour profiter d’un énorme choix de logiciels. Dans la 12.04, la logithèque prend des couleurs d’AppStore avec un mélange de logiciels libres et de produits commerciaux.

Première surprise, l’intégration de suggestions qui n’ont rien à voir avec ce qu’on cherche. En voulant installer le gestionnaire de mots de passe KeePassX, je me retrouve avec la possibilité de m’abonner à « Ubuntu User » pour 15.99$. Je n’ai rien contre la présence de liens commerciaux dans une distribution. Après tout, c’est un moyen comme un autre de rentabiliser son développement. Mais associer ces suggestions à tout va, ca semble plutôt mal venu.

Le raffinement du lanceur

Lors de l’installation d’un logiciel, celui-ci est ajouté directement dans le lanceur. Une barre de progression couvre son icône pour suivre le déroulement de son installation. C’est plutôt bien vu et ça évite de devoir chercher son application juste après l’avoir installée.

Un clic droit affiche maintenant un accès rapide à certaines options propres à l’application. Les effets de transparence sont très bien gérés.

Le Tableau de Bord

Parfois déroutant pour les nouveaux venus, le tableau de bord est sans doute l’élément qui a le plus bénéficié d’améliorations. Il se découpe maintenant en cinq catégories distinctes pour éviter l’effet fourre-tout de la première mouture. Les options de filtre avancé sont également une bonne idée pour trouver ou retrouver rapidement ses applications et documents.

Le Menu Global

Sans doute l’élément le plus gênant de l’interface, les menus de l’application sélectionnée sont toujours placés dans la barre supérieure, que la fenêtre soit maximisée ou non. Les aller-retour à la souris sur un grand écran en deviennent alors inévitables. Heureusement, il est possible de remettre le menu à l’ancienne.

Gimp : ça coince sur les bords

Au premier lancement de Gimp, les fenêtres de Boîte à Outils et de calques, ont eu la bonne idée de se placer aux extrémités de l’écran, l’une à moitié couverte par le lanceur, et l’autre coincée sous la barre supérieure. Il m’a fallu quelques tentatives pour trouver un raccourci clavier pour pouvoir les déplacer. Finalement Alt+ clic gauche a fait l’affaire.

Sans être complètement bloquant, ce soucis pointe quelques problèmes d’intégration entre certaines applications et Unity. Il reste à voir à l’usage si je suis tombé sur un cas particulier. En tout cas, le lanceur reste toujours affiché et recouvre les fenêtres qui viendraient s’y glisser.

Ubuntu One

Service en ligne de stockage, synchronisation et partage de fichiers « dans le Coud », Ubuntu One est bien présent dans cette nouvelle distribution. Le client s’intègre curieusement dans le menu de messagerie, à côté du courriel et du microblogage.

Pour son installation et sa configuration, l’interface du client Ubuntu One est intuitive. Il suffit de créer un compte pour se retrouver avec un espace gratuit de 5 Go. Des liens directs vers les comptes Facebook et Twitter du service peuvent dépanner en cas de soucis ou de questions.

Conclusion

Voilà pour un premier abord de cette distribution 12.04 LTS. L’impression générale qui en ressort est une très bonne stabilité pour une version beta 2, et une réelle maturité de l’interface Unity. Sans résoudre tous les problèmes d’un coup de baguette magique, les modifications apportées petit à petit à Unity le rendent plus fonctionnel à l’usage. En tout cas, pour une distribution dont le support doit durer cinq ans, Precise Pangolin possède d’excellentes fondations, et ça n’est pas un poisson d’Avril.

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